Une des deux murales réalisées par l’artiste Mélissa Del Pinto / Crédit photo : Olivier Bousquet
Deux nouvelles murales pour contribuer au mieux-être des patient.e.s du CHUM
Le saviez-vous ? Une étude menée au Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) par le Dr Nicolas Garel, psychiatre, sur la thérapie assistée par kétamine pour des personnes souffrant de dépression réfractaire et de dépression comorbide à un trouble d’usage d’alcool est présentement en cours.
Cette étude, ancrée dans « le modèle de Montréal », une approche thérapeutique développée par le Dr Garel et ses collègues, vise à démontrer que les effets de la kétamine peuvent être significativement prolongés lorsqu’on ajoute à la médication un environnement thérapeutique soigné et une psychothérapie hebdomadaire.
« Au CHUM, nous croyons que l’innovation en santé doit toujours s’accompagner d’une approche profondément humaine. Cette étude témoigne de notre volonté de mieux comprendre et d’améliorer l’expérience de soin de patients vivant avec des enjeux complexes, en misant à la fois sur la rigueur scientifique, l’accompagnement clinique et un environnement thérapeutique réfléchi. » affirme le Dr Paul LESPÉRANCE, Directeur de l’unité de neuromodulation psychiatrique du CHUM.
.

Processus de réalisation des murales de Mélissa Del Pinto, assistée par Diane Roe / Crédit photo : Olivier Bousquet
Mais alors, que vient faire MU dans tout ça ?
Mettant particulièrement l’emphase sur l’expérience subjective, l’humanisation des soins et les facteurs extra-pharmacologiques, le CHUM a souhaité repenser deux salles de traitement pour les transformer en espaces thérapeutiques 100% immersifs. Il est évident que ces traitements peuvent être déstabilisants, d’autant plus quand les décors tendent à être impersonnels et neutres. C’est là que MU intervient !

Avant-après l’installation des murales / Crédit photo : Olivier Bousquet
Contribuer au mieux-être grâce à l’art mural
Offrir des espaces accueillants et sécurisants par le biais des arts visuels : c’est dans cet esprit novateur que le CHUM a fait appel à l’expertise de MU pour produire deux murales au sein de leurs salles de traitement.
Pensée pour accompagner les patient·e·s en psychiatrie dans leur parcours clinique, ces œuvres vont bien au-delà du beau.
« Chez MU, l’écoute profonde des orientations et des besoins souhaités est au cœur de notre démarche. Nous veillons à proposer des artistes et produire des œuvres qui résonnent autant chez celles et ceux qui initient le projet que chez les personnes qui les côtoient au quotidien. Nous croyons fermement que l’art a le pouvoir de contribuer au mieux-être. » – souligne Elizabeth-Ann Doyle, Directrice générale et artistique de MU.
.

Processus de réalisation des murales de Mélissa Del Pinto / Crédit photo : Olivier Bousquet
Une direction artistique tournée autour de l’apaisement et de l’évasion
État de rêverie, sensation de flottement, subtilité, empouvoirement… C’est tout un monde méditatif qui se déploie à travers les œuvres de Mélissa Del Pinto, artiste montréalaise sélectionnée pour le projet.
Au fil de sa démarche artistique, Mélissa a souhaité s’inspirer de sa collection des paysages marins, qui apportent la chaleur et la douceur nécessaires aux espaces. Portées par une thématique onirique, ces murales, peintes à l’acrylique, présentent une complexité surprenante de couleurs, de coups de pinceau, de détails et de textures.
Ces paysages grandeur nature expriment alors le reflet de la transformation profonde de la conscience. Ils invitent ainsi à se laisser porter dans un état de pure contemplation, où l’esprit peut enfin s’apaiser.
.

Installation des murales dans les salles de traitement du CHUM / Crédit photo : Olivier Bousquet
Connaissez-vous la technique du marouflage?
Parce qu’il n’est pas toujours possible d’occuper un lieu sur plusieurs jours – ici, les salles devaient rester accessibles en tout temps pour les traitements – MU propose une alternative ingénieuse : permettre à l’artiste de réaliser l’œuvre directement sur toile dans nos ateliers, pour venir ensuite l’appliquer sur les murs concernés à l’aide d’une colle forte, assurant ainsi une adhérence optimale.
Une méthode qui exige précision et savoir-même, mais qui se révèle être pratique et flexible afin de respecter les contraintes tout en préservant l’intégrité artistique du projet.
Quand on dit que MU souhaite que l’art soit accessible, c’est dans toutes ses dimensions!
Vous souhaitez collaborer avec MU sur un projet similaire?
[Publié le 23 février 2026]