Murale hommage à la Petite-Bourgogne réalisée en 2016 par Roadsworth.
Ce n’est pas pour rien que le quartier de la Petite-Bourgogne fut pendant des décennies appelé le « Harlem du Nord » quand on voit les musicien.ne.s remarquables qui s’y sont produit.e.s. On parle quand même du berceau historique des communautés noires du Québec qui ont fait naitre et vivre en grand la culture jazz au Canada. Rien que ça !
Avez-vous déjà entendu parler du Rockhead’s Paradise ou encore du Burgundy Lion ? Ces bars festifs d’époque qui ont accueilli des pointures dont on se souviendra encore pour longtemps ? Voilà qui tombe bien, MU a justement souhaité rendre hommage à trois artistes d’exception de la scène jazz montréalaise, au travers d’œuvres murales d’envergure !
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(1) Photo d’archive de Daisy Peterson Sweeney / (2) Murale réalisée en son honneur en 2018 par Kevin Lado et produite par MU.
Daisy Peterson Sweeney, véritable icône du jazz
Les femmes d’abord, et ici, il s’agit de Peterson ! Ce nom vous dit quelque chose ? Vous ne rêvez pas, il s’agit bien de la sœur d’Oscar Peterson, qui n’était finalement pas le seul de la famille à avoir un talent certain pour la musique — et c’est en partie elle qui lui a tout appris !
Grande pionnière du jazz, sa contribution à la vie culturelle et communautaire ne cesse de grandir au fil des années. En tant qu’enseignante et pianiste, elle entre dans le cœur des montréalais.e.s en partageant son savoir pendant plus de 40 ans à des jeunes de sa communauté. Mais elle ne s’arrête pas là, puisqu’elle co-fonde dans les années 80, avec Trevor Payne, le Montréal Jubilation Gospel Choir.
Autant dire que la trace qu’elle laisse de son art reste encore et pour toujours indélébile, comme la murale réalisée en son honneur.
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(1) Photo d’archive d’Oscar Peterson / (2) Murale « Jazz Born Here » réalisée en son honneur en 2011 par Gene Pendon et produite par MU.
Oscar Peterson, pianiste de renommée internationale, aussi appelé le « Maharaja du clavier »
Virtuose du piano, Oscar Peterson a su démontrer très tôt un talent musical plus que prometteur ainsi qu’un profond désir d’œuvrer au sein de sa communauté. Tout au long de ses soixante ans de carrière, il fascina des générations entières de mélomanes qui ont tout donné pour suivre sa voie.
Avec ses improvisations et ses solos mémorables, Oscar s’est affirmé comme l’un des plus grands jazzmen de son époque, collaborant en studio avec les légendaires Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Dizzy Gillespie et encore bien d’autres.
L’œuvre « Jazz Born Here » rappelle alors à quel point Perterson a fait vibrer le cœur de bon nombre de spectateur.rice.s et continue encore aujourd’hui à insuffler de sa magie.
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(1) Photo d’Oliver Jones lors de l’inauguration de la murale en son mom / (2) Murale réalisée en son honneur en 2014 par Dan Bullet, Five Eight et produite par MU.
Oliver Jones, l’habitué du Festival international de Jazz de Montréal
Grandissant dans la Petite-Bourgogne à quelques pas d’Oscar Peterson – qui deviendra son grand ami -, Oliver Jones fait ses débuts au piano à seulement l’âge de 5 ans, à l’Union United Church. Véritable prodige, il se lance d’abord dans le classique et se produit jusqu’en 1963 dans de nombreux cabarets montréalais. Puis, au détour de nombreux voyages, son métier de musicien et directeur musical l’amène très rapidement à explorer différents styles musicaux, là où s’installe sa passion pour le jazz.
C’est à partir des années 80 que Jones commence à se faire un nom dans le milieu, notamment grâce au Festival International de jazz de Montréal qui fait appel à lui en 1981 pour participer à chaque ouverte et clôture. Cela dura sept ans !
Cette murale rend alors hommage à son art, certes, mais aussi à l’humain sensible et talentueux qu’il était (et est toujours !).
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